Archive pour 'ecole et societe'

Un documentaire sur l’éducation qui a du coeur

Vraiment roboratif, une vision Sud Américaine qui touche, ravive la flamme

https://www.youtube.com/watch?v=qmB3fexQul0

Refondation de l’école : et si la façon de faire était une cause d’échec

Une vidéo intéressante (comme toutes celles de TEDx), une classe multi-niveaux où les élèves apprennent selon leurs désirs, chaque objet d’étude est proposé selon quatre axes d’apprentissage : attention, engagement actif, retour d’information immédiat, consolidation, coopération. Une vraie expérimentation, un vrai succès.

https://www.youtube.com/watch?v=nwVgsaNQ-Hw

 

Conférence de Philippe Meirieu sur les enfants consommateurs

Dans une société du pulsionnel, du tout tout de suite, réintégrons la lenteur et le désir dans l’éducation de nos enfants. Un moment constructif et élcairant sur nous, sur nos enfants, sur la différence d’éducation entre ce qui a fait ce que nous sommes et ce qui fait les enfants d’aujourd’hui. Belle prestation avec pour couronnement la pédagogie du chef d’oeuvre.

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Le plaisir d’apprendre de Philippe Meirieu

J’ai acheté le livre et voici un extrait que j’apprécie particulièrement :

Aussi enseigner est-il une expérience fabuleuse dès lors qu’on décide d’en faire une occasion – une chance inouïe, à vrai dire !- pour quitter la posture du propriétaire. Il faut, pour cela, laisser notre rapport au savoir-être altéré par la situation de classe dans ce qu’elle a de plus vif : de plus exigeant et de plus imprévu à la fois, dès que nous sommes décidés à faire partager à toutes et tous le plaisir de comprendre. Il faut laisser nos élèves ébranler au quotidien nos certitudes académiques et didactiques. Il faut écouter, en nous-mêmes, l’élève que nous devons rester, interroger la pertinence et l’efficacité de notre propre démonstration. Il faut que  la question de l’intelligibilité et de la vérité de notre discours travaille concrètement et constamment notre activité d’enseignement. P 43 Le Plaisir d’apprendre Philippe Meirieu.

Colloque Education et humanisation

Un colloque pour essayer de répondre à la crise que traverse l’école.

Un moment très intéressant parce que l’on reconnaît (dans un lieu prestigieux l’Unesco) les valeurs de la coopération entre pairs, du plaisir d’apprendre, de la bienveillance. En même temps beaucoup de frustration car chaque intervenant avait 8 minutes pour décrire son action!!! C’est un laps de temps impossible à gérer pour comprendre pleinement une pensée profonde et riche!! Mais cela donne tout de même une impulsion pour aller de l’avant, pour aller plus loin.

Voici un résumé des interventions de l’après-midi, de ce que j’ai pu retenir de cette course permanente, ce qui est bien loin de l’idéal de chacun des intervenant, qui prône la pensée complexe, le temps offert et la compréhension d’autrui.

Vous pouvez voir les vidéos en ligne aussi :

http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?article361&lang=fr

Passons sur les choses négatives et ne regardons que ce qui est bon. L’essentiel était ses 400 participants reliés par le même désir d’enseigner autrement pour changer de cap, d’école et de société.

Voilà ce que j’ai retenu du colloque Education et humanisation, Ecole changer de cap (octobre 2013
Unesco). http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?rubrique64&lang=fr

Je ne suis allée que l’après-midi

Eric Debardieux :
La violence est au cœur du système scolaire car les élèves n’ont pas de
sentiments d’appartenance à l’encontre de leur école. Elle est aussi dans le
système même, par exemple la relation professeurs hiérarchie génère souvent de
la violence.

En fait, il ne faut pas penser répression en allant chercher
systématiquement une aide externe (police/justice) mais penser la prévention de
façon interne par la mise en place d’un certain outillage :

- coopération

- projet pédagogique

-bienveillance

Pour créer un climat d’appartenance où le mot plaisir à sa
place.

Jacques Fortin et
l’école promotrice de santé
.

Il faut penser de manière globale l’école ( sur le plan
physique, psy et relationnel), il faut travailler sur les conditions de vie à
l’école et le climat scolaire, sur le désir d’apprendre, et aider à ce que
chaque élève puisse dépasser son intérêt personnel vers celui du groupe, en
faisant ensemble.

La seule solution c’est mettre l’humain au cœur du système.
Au lieu de gémir sur une école malade, il faut travailler autour des éléments
positifs qui émergent.

Damien Favre L’erreur
et la faute

Il travaille sur les caractéristiques d’un jeune agressif,
ce dernier est insécure, il est toujours en train d’accuser des causes externes
dans un fonctionnement dogmatique, il refuse le doute et de changer ce qui lui
sert de repères.

La violence serait plutôt une forme d’addiction dans un
besoin constant d’affaiblir les autres, des jeunes incapables d’autorégulation
interne.

Tout apprentissage est déstabilisant et pour aider ces
jeunes en pleine crise cognitive et affective, il faut faire preuve de beaucoup
d’empathie.

Il faut surtout sortir de la notion de faute (liée au Bien
et au Mal) pour accompagner l’élève sur le chemin de l’erreur (errare/ aller au
hasard).

Pour Pisa, il y a eu une étude sur le stress généré par
l’épreuve : score français 53, 35 en Suisse et 7 en Finlande ;

Charles Rojzman

Définition du mal de l’école : une formation qui ne met pas
au premier plan la créativité, fait preuve d’une constante à cacher les faiblesses et les
échecs, l’mniprésence de la censure du politiquement correct, ne pas vouloir prendre en compte
les caractéristiques d’un nouveau public.

Les valeurs : démocratie, tolérance, respect, savoir
commun ne s’incarnent pas et on cherche des boucs émissaires (la famille, la
société, l’immigration…)

On sait que l’école est malade, mais on ne sait pas pourquoi
car on refuse l’idée de conflit, alors que la vraie violence est partout
(humiliation, culpabilisation, abandon, indifférence).

Le conflit c’est accepter la réalité telle qu’elle est avec
nos blessures et notre façon d’envisager le monde. Le conflit est un espace
ouvert où l’on peut travailler en équipe, c’est une manière de parler ensemble
en étant ce que l’on est et en acceptant ce qu’est l’autre.

Le conflit est une façon de se battre sans détruire, sans
manipuler, c’est comprendre ensemble la complexité des problèmes réels.

Brigitte Prot :
Pour une école vivante

L’école doit être le lieu du désir d’apprendre en
interaction avec les autres.

Le contexte actuel est inédit : -                les enfants font l’expérience
avec leurs parents d’une horizontalité qui les perturbent psychiquement.

-le monde est devenu accessible du bout des doigts.

-l’avenir est flou.

La phrase la plus emblématique de cette génération est
« Ils ne comprennent pas ». Les jeunes veulent un cadre structurant
et cohérent (on ne nait pas autonome, on le devient), ils veulent des vrais oui
et des vrais non, pas une négociation de tous les instants, ils veulent le
droit à l’insouciance.

Il s’agit d’une génération C (créer, communiquer, coopérer).

Voici leurs demandes : interaction avec leurs pairs
pour créer une intelligence collective, créativité dans un cadre clair et
cohérent nécessitant des savoirs, des mises en situation pour agir, de prendre
des initiatives.

Ceux qu’ils demandent c’est qu’on leur permette de trouver
les clés d’accès à eux-mêmes, que leurs compétences soient reconnues, ainsi que
leurs besoins mais sur la durée, conquérir par la frustration pour sortir du
tout tout de suite.

Il faut que les enfants nous rencontrent vivants dans une
co-responsabilité et une co-éducation.

Pour conclure la Pensée d’Edgar Morin

Ce penseur est contre la dispersion mais pour puiser à fond
dans les différentes disciplines afin d’établir une vraie connaissance qui sait
qu’elle a des marges d’erreurs, car elle n’est pas une photo de la réalité mais
une traduction et une reconstruction de celle-ci.

Une connaissance pertinente est toujours remise dans son
contexte ; en fait il faut fournir de la connaissance sur les
connaissances.

La question fondamentale est : Qu’est-ce que
l’Humain ?

On n’enseigne pas des disciplines sectorisées,
compartimentées mais notre complexité humaine, notre dimension d’Homo Sapiens
et Demens, d’Homo Faber et Mythologicus, Economicus et Ludicus, alors que notre
culture nous condamne à la pensée binaire.

Malheureusement une des constantes de l’esprit humain est la
réduction des êtres à un trait de caractère, à un sentiment ou à une
profession, il faut donc apprendre à voir l’intégralité de l’être que l’on a
devant soi. Au cinéma, on exerce bien cette faculté, le Méchant n’est réduit pas à
son crime, mais il est décrit dans ses motivations et ses blessures, ses
appartenances.

En fait cette qualité est liée à l’empathie. Sans
l’empathie, il n’y a pas de compréhension humaine. Mais elle doit être doublée
d’une auto-analyse. Car souvent on se ment à soi-même pour ne faire voir que ce
que l’on juge être la plus belle partie de soi. On a tendance à repousser alors
ses propres défauts sur les autres qui les incarnent. Une dernière étape pour
construire les bases d’une vraie compréhension humaine, il faut reconnaître à l’autre
son statut d’humain. Le reconnaître comme identique et différent de soi.

Reconnaître quelqu’un dans sa dimension humaine permet de
faire chuter la délinquance.

En résumé :

-faire prendre conscience des risques de la connaissance en
interrogeant les bases et le contexte de cette connaissance

- rétablir la complexité dans l’approche de chacun

- prendre en compte la mondialisation qui change la donne en
nous donnant la possibilité d’être citoyen du monde.

De plus la compréhension nous permet d’accéder au pardon,
d’offrir à l’autre une possibilité de rédemption.

Rousseau voulait en enseignement qui fasse apprendre à
vivre, donnant les outils pour affronter les problèmes de la vie, les
incertitudes liées à notre condition.

Jacques
Lecomte : compétition ou coopération

Une étude synthétique a été faite en 2000 sur près de 900
études de par le monde.

Les résultats sont clairs la coopération sort gagnante.

- pour l’estime de soi, pour la motivation, la créativité,
la capacité de transfert, l’acquisition des connaissances.

- pour les compétences sociales, elle fait baisser les
motifs de discrimination (racisme, sexisme) car elle permet une meilleure
intégration des différences et du handicap, développe des compétences
altruistes.

Voici les vidéos :

http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?article361&lang=fr

http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?article361&lang=fr

la vision de Pierre Rabhi : on a besoin d’un nouvel imaginaire.

Une vision très inspirante,  l’éducation est au coeur de la pensée, car nous formons les citoyens de demain. Adapter, formater l’humain pourqu’il se conforme à la société actuelle ou lui donner la possibilité d’inventer autre chose : naître, s’épanouir, grandir? Nous devons savoir ce que nous voulons faire de nos vies. Si cette question n’est pas posée, nous arrivons au monde, endoctrinés à suivre ce qui est déjà pensé, pensé par d’autres qui nous exploitent pour faire plus d’argent. « Est-ce que vivre; c’est naître, travailler, mourir? Alors que le bien suprême d’un être humain, c’est la joie.

Il y a une très bonne définition de « changer de paradigme » : c’est redéfinir le progrès. On vit plus vieux, mais est-on plus heureux? On peut rêver que la prochaine génération soit plus heureuse.

« L’école actuelle forme les citoyens à la société telle qu’elle est et pas pour préparer la société de demain ».

http://www.rue89.com/2012/07/05/conversations-avec-pierre-rabhi-rue89-publie-un-livre-numerique-233603

Pour 4 euros 50, un moment enrichissant de lecture, dynamisant.

Une nouvelle question d’éducation : le bonheur

L’Ecole peut-elle ou doit-elle rendre les enfants heureux ?

Ce sont les questions auxquelles nos deux invités tenteront de répondre au cours de cette émission.

Antonella Verdiani, Docteur en sciences de l’education, Fondatrice du Collectif « Printemps de l’éducation », auteur de l’essai « Ces écoles qui rendent nos enfants heureux – Pédagogies et méthodes pour éduquer à la joie » (Actes Sud – Coll. Domaine du possible , sept 2012).

François Meroth, Président de l’association « les Amis et Défenseurs de l’Ecole Publique » (ADEP), en duplex depuis Chambéry, sa région.

Revoie l’école COMME EN ALLEMAGNE ET AU ROYAUME UNI
-L’école qui pourrait être le lieu où les élèves pourraient développer des « compétences » pour apprendre à vivre mieux , plus heureux !
-L’école dans laquelle les éducateurs seraient formés à la pédagogie de leur discipline bien sûr , mais aussi à la psychologie .
-L’école dans laquelle il y aurait des psychologues pour écouter les élèves et aider à construire des projets éducatifs prenant en compte les émotions des élèves qui sont déniées actuellement .

LE ROYAUMRE UNI A MIS EN PLACE DEPUIS LE MILIEU DES ANNÉES 2000 son programme SEAL « Social and Emotionnal ASpects of Learning  »
ON OUBLIE SEULEMENT QU’UN ENFANT NE REAGIT NI N’APPREND COMME UN ADULTE !!!
Depuis le milieu des années 2000 , le gouvernement du royaume uni a mis en place un vaste programme d’éducation au bonheur et de prévention de l’échec et des des violences scolaires (« anti bullying  » , le SEAL ou « social and emotionnal aspects of learning « , sur toute la durée du cursus scolaire , jusqu’à ce qui correspond chez nous au bac .
On trouve les brochures à l’intention des professeurs sur internet , ainsi qu’un très important matériel didactique (photos pour l’expression des émotions , videos …)

LIRE LA PRESENTATION EN FRANÇAIS :
http://www.ecole-et-relaxation.com/html/dossier-bonheur.html
extrait du site :
En Angleterre, le gouvernement a mis en place un programme éducatif qui vise à améliorer le bien-être émotionnel et la réussite des élèves britanniques et lutter contre l’absentéisme et la violence. Ce programme s’inspire en partie de la psychologie positive, des thérapies comportementales et des travaux de Howard Gardner (USA), théoricien des intelligences multiples.

Le programme est organisé en différents thèmes, tels que :
- Dire non à la violence
- Avoir des objectifs
- C’est bon d’être soi-même
- Les relations
- Les changements

En septembre 2007, alors que le gouvernement lançait un nouveau plan de 7 millions de livres par an (près de 8 millions d’euros) pour étendre le SEAL à l’enseignement secondaire, on évaluait ainsi la première partie qui avait fonctionné dans 60 % des écoles primaires :
L’impact global du programme a été jugé positif, avec des cours plus calmes, des profs criant moins et des elèves travaillant mieux. Ceux-ci ont développé de « bonnes manières » ; ils sont capables de jouer coopérativemrnt et sont davantage prêts à établir des relations avec les élèves d’autres milieux ou d’autres cultures.
Les enfants eux-mêmes disent que leur comportement a changé à la maison : ils rangent plus souvent sans qu’on leur demande et ils se disputent moins avec leurs frères et sœurs.
Les professeurs reconnaissent que le niveau de stress a diminué et que l’enthousiasme pour les étude a augmenté.

En Allemagne ,depuis l’expérience du proviseur FRITZ au lycée d’heidelberg certaines universités forment désormais les enseignants au GLUCKFACH (matière bonheur ), inspiré de la » psychologie et éducation positive « du professeur américain SELIGMAN

Votre commentaireNOS VOISINS EUROPEENS SONT ENTRÉS DANS UN PLUS VASTE DÉBAT DE SOCIÉTE SUR LE BONHEUR ET DONC , L’EDUCATION AU BONHEUR !

Les parents ne gardent qu’une image fantasmée de leur souvenir d’école et cherchent souvent désespérément à comprendre ce que leurs enfants y vivent .
Et ceux qui ne sont pas enfants ne se sentent pas concernés par les histoires de changements de programmes , de méthodes etc…

A QUAND UN VRAI DÉBAT SUR LES VRAIES QUESTIONS ?
COMME EN ALLEMAGNE ET AU ROYAUME UNI
-L’école qui pourrait être le lieu où les élèves pourraient développer des « compétences » pour apprendre à vivre mieux , plus heureux !
-L’école dans laquelle les éducateurs seraient formés à la pédagogie de leur discipline bien sûr , mais aussi à la psychologie .
-L’école dans laquelle il y aurait des psychologues pour écouter les élèves et aider à construire des projets éducatifs prenant en compte les émotions des élèves qui sont déniées actuellement .

Une nouvelle question d'éducation : le bonheur dans ecole et societe IMG_1859

Antonella Verdiani Geneviève Méric © Radio France

 

Invité(s) :
Antonella Verdiani, docteur en Sciences de l’education, Collectif « Printemps de l’education »
François Meroth, président de l’association ADEP (Amis et défenseurs de l’école publique)

Thème(s) :         Information| Découverte| Ecole| Education

Une conférence d’un neuroscientifique sur la toxicité de la télé

La recherche montre la toxicité de la télévision, cette dernière attaque en dessous du niveau de flottaison du cerveau. S’il y a tant de violences à la télé, c’est pour que l’on retienne mieux le message publicitaire derrière. Cela s’appelle le neuromarketing. Une heure par jour de télé = ?  A vous de voir…

Je tiens à mettre cette conférence en ligne car il y a un fort lien avec l’éducation, la société formate les enfants, les conditionne e tla télé est un excellent moyen.

 

http://www.ubest1.com/?page=video%2F37521%2FTV-Lobotomie-La-v%C3%A9rit%C3%A9-scientifique-sur-les-effets-de-la-t%C3%A9l%C3%A9vision#.T46jT_rEpmM.facebook

Des nouvelles de Meirieu : donnez du sens à l’éducation

A lire en intégralité sur le site de l’Express

http://www.lexpress.fr/education/l-education-nationale-doit-retrouver-le-soutien-de-la-nation_1082367.html

Ce que j’en retiens, cette quête nécessaire d’un sens global dans lequel s’intègre des valeurs essentielles comme la coopération au sein des classes.

Il faut valoriser systématiquement les réussites dans une pédagogie coopérative plutôt que de détecter de manière obsessionnelle tous les  » dys  » du monde afin de les dériver vers des officines spécialisées plus ou moins privées. Il faut mobiliser les enseignants autour d’un projet fort pour notre école et les former correctement afin qu’ils puissent le mener à bien

Et le plus difficile, car il s’agit d’une volonté politique : cesser de faire de nos enfants les cibles de la société marchande.

Cesser aussi de penser qu’il faut tout faire pour que nos enfants s’intègrent au mieux dans cette société et donc promouvoir chez eux la concurrence et la compétitivité pour leur apprendre ce qu’est la vie.

L’Education nationale a besoin de retrouver confiance en elle en retrouvant le soutien de la nation. C’est là, effectivement, un préalable indispensable ! Pour autant, il ne faudrait pas donner à Nicolas Sarkozy l’occasion d’une nouvelle victoire (fut-elle posthume!) en ne proposant, à quelques aménagements près, que le retour au statu quo ante. Certes, l’Ecole a été terriblement fragilisée, profondément abimée par une politique brutale, mais en panser les plaies ne saurait suffire. Au risque d’engendrer de terribles déceptions et de rater, une nouvelle fois, l’occasion de redonner du sens à une institution qui en a bien besoin.

Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'éducation des universités à l'université Lumière-Lyon 2 et Vice président de la Région Rhône-Alpes délégué à la formation tout au long de la vie (EELV)Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation des universités à l’université Lumière-Lyon 2 et Vice président de la Région Rhône-Alpes délégué à la formation tout au long de la vie (EELV)J-M HURON/SIGNATURES.COM – G.ATGER

Cela passe, à mes yeux, par une double ambition: une ambition proprement scolaire, mais aussi une ambition éducative plus globale sans laquelle la première risque de venir s’échouer sur les bancs de sable de notre individualisme social.

Une ambition scolaire d’abord: il faut enfin mettre en place une  » école fondamentale  » articulant l’école primaire et le collège, avec une vraie continuité pédagogique, des objectifs clairs et structurants permettant un enseignement modularisé, et un accompagnement personnalisé par des équipes d’enseignants cohérentes dans des unités pédagogiques à taille humaine… Il faut, grâce à une évaluation par  » unités de valeur « , supprimer le redoublement, permettre des choix d’orientation positifs ; il faut valoriser systématiquement les réussites dans une pédagogie coopérative plutôt que de détecter de manière obsessionnelle tous les  » dys  » du monde afin de les dériver vers des officines spécialisées plus ou moins privées. Il faut mobiliser les enseignants autour d’un projet fort pour notre école et les former correctement afin qu’ils puissent le mener à bien…

Mais nous ne serons pas quittes pour autant. Sans un projet éducatif pour notre société tout entière, la meilleure école du monde n’empêchera pas les professeurs d’avoir le sentiment de devoir vider l’océan avec une petite cuillère. Tant que la machinerie publicitaire continuera à chauffer à blanc nos enfants et promouvra le caprice mondialisé, tant que nous cultiverons le  » tout – tout de suite  » et détruirons les capacités d’attention comme le plaisir de penser et de rêver, l’école restera un îlot menacé et les professeurs des Don Quichotte plus ou moins ridicules. Au-delà des réformes de l’institution scolaire, c’est le statut de l’enfant dans nos sociétés qu’il nous faut repenser: coeur de cible pour les marchands et client pour les garderies de toutes sortes… ou  » petit d’homme  » à faire grandir patiemment par l’accès au symbolique dans des espaces apaisés?

Pourquoi vouloir faire évoluer l’école?

Voici une vidéo très intéressante qui donne tous les arguments pour changer l’école, la façon de concevoir les choses héritées du début du XXème siècle, voire du XIXème, ne correspond plus du tout aux besoins actuels. Cette vidéo donne le tournis calquée sur l’emballement même de notre époque. Cette accélération, nous devons en prendre conscience pour nos enfants pour qu’ils puissent s’adapter au monde qui s’offre à eux.

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Une réflexion de Krishnamurti un penseur indien mort en 1985 met qui comprend bien la modernité, son emballement et la nécéssité d’éveiller l’intelligence des jeunes pour créer une nouvelle société.

Implanter simplement des valeurs existantes dans l’esprit de l’enfant, pour l’inciter à se conformer aux idéaux, c’est le conditionner sans éveiller son intelligence. L’éducation est intimement liée à la crise actuelle du monde, et l’éducateur qui voit les causes de ce chaos universel devrait se demander comment éveiller l’intelligence chez l’étudiant, et ainsi aider la génération à venir à ne pas provoquer davantage de conflit et de désastre. Il doit donner toute sa réflexion, tous ses soins et son affection à la création du bon environnement et au développement de la compréhension, de sorte que lorsque l’enfant grandira en maturité, il soit capable de traiter intelligemment les problèmes humains auxquels il sera confronté.

Ne pensons pas en termes de principes et d’idéaux, mais soyons concernés par les choses telles qu’elles sont ; car c’est la prise en considération de ce qui est qui éveille l’intelligence, et l’intelligence de l’éducateur est bien plus importante que sa connaissance d’une nouvelle méthode d’éducation. Quand on suit une méthode, même si elle a été mise au point par une personne réfléchie et intelligente, la méthode devient très importante, et les enfants sont importants seulement s’ils s’y adaptent.

Éducation et la signification de la vie. Chapitre 2

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