Archive pour 'cooperation'

Enseigner aux élèves avec troubles de l’apprentissages

Un petit livret à consulter

http://www.enseignement.be/index.php?page=23827&do_id=7723

Refondation de l’école : et si la façon de faire était une cause d’échec

Une vidéo intéressante (comme toutes celles de TEDx), une classe multi-niveaux où les élèves apprennent selon leurs désirs, chaque objet d’étude est proposé selon quatre axes d’apprentissage : attention, engagement actif, retour d’information immédiat, consolidation, coopération. Une vraie expérimentation, un vrai succès.

https://www.youtube.com/watch?v=nwVgsaNQ-Hw

 

Nouveau livre de Philippe Meirieu.

Très attractif, une belle interview du Café pédagogique.

pedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/03/17032014Article635306292639520860.aspx

Nouveau livre de Philippe Meirieu. dans autorite et tenue de classe 1703141A qui ce livre est-il destiné ? Au jeune prof qui entre dans le métier et qui y trouve l’écho de son engagement ? Au professeur chevronné qui y verra aussi l’écho de ses réflexions et de son expérience ? Avec cet ouvrage, Philippe Meirieu publie un bel ouvrage qui invite au plaisir d’apprendre.

 

Il faut lire les pages où Philippe Meirieu explique ce qu’est le bonheur d’apprendre, « le seul événement qui fait grandir un être : quand il accède à la compréhension du monde. La connaissance , alors ne l’alourdit plus , elle l’allège. Autant dire qu’elle le libère ». C’est ce « face à face lumineux », cette flamme que l’enseignant lit dans le regard de son élève, qui motivent le professeur et alimente sa passion.

 

Mais pour Philippe Meirieu, cette passion est toute d’exigence. Il fustige « l’utilitarisme scolaire », la recherche de l’efficacité à tout prix et de l’utilité. « L’utilisation incantatoire et systématique du mot « compétence » dans les programmes scolaires signe l’incapacité de l’école à mobiliser les élèves sur de vrais enjeux culturels au profit des critères de la simple employabilité », écrit-il. A vouloir enseigner que ce qui rend employable, l’école est à coup sur perdante. « En cherchant systématiquement à l’extérieur des savoirs eux-mêmes les raisons de se mobiliser sur leur apprentissage, l’école se délite ». Contre l’ennui, P. Meirieu dresse la barrage du chef d’oeuvre. C’est le rôle du pédagogue que d’accompagner l’élève vers la construction de son projet, de son chef d’oeuvre qui à la fois intègre et émancipe. Pour P. Meirieu le plaisir d’apprendre est dans cette tension exigeante qui doit mener l’élève vers la culture et non vers les exercices routiniers.

 

A l’appui de sa thèse, P. Meirieu a fait appel à 12 auteurs, qui deviennent presque ses 12 apôtres. Qui mieux que André Malicot, directeur de la formation chez les Compagnons de France, peut défendre la place du chef d’oeuvre dans la formation d’un jeune ? Qui peut mieux que le sociologue François Dubet parler du bonheur à l’école, une question largement sous estimée par l’institution ? Il faut lire aussi le très beau texte de Daniel Hameline où il parle du  partage d’une oeuvre musicale et de l’ouverture d’âme qu’elle apporte. Boris Cyrulnik, Berabrd Stiegler, Eric Favey, Emmanuelle Daviet, Jeanne Benameur, Isabelle Pelloux, Agnès Desarthe, Marcel Gauchet, Victor Caniato apportent aussi leur contribution à ce Plaisir d’apprendre.

 

Ce « Manifeste » de Philippe Meirieu est évidemment une réflexion sur l’enseignement. Mais c’est plus que cela. C’est un beau livre qui nous rappelle, les jours difficiles, la noblesse et la sincérité du métier d’enseignant. Merci Philippe Meirieu !

 

Philippe Meirieu, Manifeste. Le plaisir d’apprendre, Edition Autrement, ISBN 978-2-7467-3603-0

 

 

Meirieu : « Les valeurs de l’École et celles de la société s’éloignent de plus en plus. Un moyen de lutter contre ce divorce est de mettre la question du plaisir d’apprendre sur le tapis »

 

 » Si nous ne voulons pas abandonner nos enfants à la sous-culture des « joueurs de flûte » qui les traitent essentiellement comme des « cœurs de cible », il faut bien se reposer la question du « plaisir d’apprendre » ». Philippe Meirieu explique ses choix pédagogiques et partage son inquiétude. « La bataille pour une école publique vraiment démocratique est loin d’être gagnée ».

 

Pourquoi faut-il écrire un livre sur « le plaisir d’apprendre » ? Qu’est ce qui menacerait ce plaisir ?  L’utopie technologique ? L’utilitarisme scolaire ? Le poids des injonctions, des programmes ineptes et de la routine ?

 

1703142 dans cooperationSans doute un peu tout cela. Mais, plus largement, nous assistons, je crois, à ce que Marcel Gauchet – que j’interroge dans le livre – nomme « l’inversion capitale de notre histoire culturelle récente » : que faire de savoirs qui « prennent la tête » dans une société qui aspire d’abord à « prendre son pied » ? C’est cela qui me frappe fortement aujourd’hui : même les méthodes prônées depuis l’Éducation nouvelle pour « donner du sens aux savoirs » – les « méthodes actives » ou la « pédagogie du projet » – tombent souvent à plat sur des élèves pour lesquels l’ « apprendre » n’est source que d’ennui, de difficultés, voire de souffrances. Certains, bien sûr, parviennent à trouver du plaisir dans tel ou tel exercice, telle ou telle discipline ; d’autres savent qu’il faut faire des sacrifices et que le plaisir est au bout du chemin, dans une réussite scolaire ou professionnelle future : c’est pourquoi ils concèdent des efforts, mais sans enthousiasme et en pensant que c’est un « mauvais moment nécessaire à passer ». Mais les premiers comme les seconds, de toutes façons, ne sont pas équitablement répartis dans le champ social ! C’est une banalité de dire que la motivation pour la grammaire ou la biologie, pour Hésiode ou la loi de Joule n’est pas spontanément partagée par tous les enfants et les adolescents, indépendamment de leur origine sociale ou de leur histoire personnelle… Or, la chose est d’autant plus problématique qu’on cherche aujourd’hui à « refonder l’école », qu’on veut la « démocratiser », lutter contre les injustices sociales et contrecarrer les effets délétères de l’inflation publicitaire comme de la démagogie de certains médias. Si nous ne voulons pas abandonner nos enfants à la sous-culture des « joueurs de flûte » qui les traitent essentiellement comme des « cœurs de cible », il faut bien se reposer la question du « plaisir d’apprendre » et de la manière d’en faire un plaisir véritablement accessible et partagé.

 

Beaucoup d’enseignants se déclarent épuisés par l’exercice du métier.  Souvent le métier réel leur apparait trop éloigné du métier voulu. D’autres fois, c’est les situations impossibles où les plongent les injonctions officielles. Quel regard jetez vous sur l’évolution du métier enseignant ?

 

Je comprends cet épuisement et, au-delà des situations matérielles particulièrement difficiles vécues par certains d’entre eux, il me semble précisément lié à cet enjeu proprement anthropologique du statut de « l’apprendre » et de l’accès à la culture dans notre société. Comment ne pas être épuisé quand on a le sentiment que toute transmission se heurte à une forme de délégitimation a priori ou, au mieux, de relativisation condescendante ? Comment ne pas être affecté – au sens fort de ce mot – quand des connaissances, des biens culturels, des œuvres que l’on considère comme des expressions essentielles de « l’humaine condition », dans ce qu’elle a de plus exigeant et exaltant à la fois, ne mobilisent guère des élèves pour lesquels « la vraie vie est ailleurs » ou qui ne cèdent à nos injonctions qu’en considérant tout cela sous l’angle exclusif de son « employabilité » immédiate ou future ? Comment ne pas être découragé quand on ne parvient pas à transmettre cette vibration particulière des savoirs dont on est porteur, ce plaisir d’apprendre et cette joie de comprendre qui nous ont fait nous engager dans ce métier et qui semblent hors de portée de la majorité de ceux et celles dont on est chargé ? C’est tout cela que j’aborde dans le livre et à quoi je tente d’apporter, sinon des solutions, du moins des perspectives qui permettent d’espérer.

 

Précisément, vous dites que la transmission du plaisir d’apprendre est liée au fait de ressentir le plaisir d’enseigner. Mais n’est-ce pas un cercle vicieux, alors ? Quelles mesures prendre pour développer le plaisir d’enseigner ?

 

Pour moi, le plaisir d’enseigner est profondément indissociable de la posture que l’on a à l’égard de ses propres savoirs : si l’on se place dans un posture de simple « détenteur-transmetteur », on risque de ne rien engrener dans sa classe et de ne guère mobiliser ses élèves. En revanche, si l’on se place dans une posture d’ « explorateur-créateur » de ses propres savoirs et des moyens de les transmettre, alors on peut enclencher une dynamique particulièrement féconde. C’est pourquoi, je crois que la formation initiale et continue doit permettre aux enseignants de réinvestir sans cesse cette posture, de chercher ensemble comment on peut donner prise sur les savoirs, mobiliser l’intelligence sur des connaissances, réussir à faire fonctionner des situations d’apprentissage pour que le cerveau des élèves se mette à pétiller et qu’ils découvrent – même fugitivement – que l’école n’est pas seulement le lieu de contraintes arbitraires mais aussi le lieu de découvertes qui donnent vraiment du plaisir. Il suffit, sans doute, pour un élève d’avoir entrevu cela, d’avoir rencontré un adulte qui en témoigne, d’avoir réussi lui-même à éprouver la joie d’expliquer ce qu’il a compris, pour que son destin scolaire puisse en être changé… Et vous comprenez bien que je plaide ici pour une révolution copernicienne en matière de formation des enseignants : pour qu’ils éprouvent et transmettent le plaisir d’apprendre, je crois qu’il leur faut une véritable formation pédagogique, qui leur fait cruellement défaut.

 

Vous défendez le chef d’œuvre et l’effort de l’élève dans le plaisir de l’école. Effort et plaisir, n’est ce pas contradictoire ?

 

Je critique vivement cette pédagogie laxiste qui consiste à noter successivement des exercices ou des devoirs médiocres sans jamais permettre à un élève de pouvoir s’améliorer pour accéder jusqu’à ce qui pourra représenter, pour lui, un niveau de perfection. Je crois que le plaisir s’éprouve dans le travail pour se dépasser, dans la réalisation d’une œuvre dont on peut être fier, quand on a vraiment compris quelque chose, qu’on s’est approprié des connaissances et qu’on a pu les ressaisir dans un « chef d’œuvre » qui en est, tout à la fois, la miniaturisation et la conceptualisation. Là l’intention et la réalisation se conjuguent, comme l’effort et le plaisir… Je tente d’expliquer, dans le livre, comment s’opère ce processus et comment il peut fonctionner pour l’élève de maternelle à qui l’on apprend à dessiner comme pour l’élève de terminale qui fait une dissertation de philosophie, pour l’élève de collège qui étudie les vallées glaciaires comme pour l’étudiant d’université qui rédige un mémoire. Le chef d’œuvre n’est pas réservé à « l’élite », tout au contraire : il doit être possible à tous les niveaux taxonomiques. C’est de le considérer comme un « aboutissement » réservé à quelques-uns, après une enfilade d’exercices médiocres, qui crée artificiellement des « élites ». En réservant l’excellence au soi-disant « couronnement » des études, on condamne toute une série d’élèves à la médiocrité et, finalement, à l’échec.

 

On sait que le métier d’enseignant est difficile et peu payé. Pourtant de nombreux salariés font ce choix et quittent des carrières souvent bien parties. Vous en avez connus et aidés de nombreux à l’IUFM de Lyon. Qu’est-ce qui  les motive ? Serait-ce le plaisir d’apprendre et d’enseigner ?

 

Oui, je le crois, au moins pour une part. C’est pourquoi je suis absolument convaincu qu’il faut encourager, par tous les moyens, ces reconversions qui viennent enrichir de manière particulièrement précieuse le corps enseignant. En se recentrant sur le désir de transmettre leur propre plaisir d’apprendre, ces nouveaux enseignants « venus d’ailleurs » nous disent des choses essentielles sur le métier. Il faut les entendre nous expliquer ce que représente la possibilité de ne plus être tenaillés en permanence par des exigences de rentabilité immédiate, la joie qu’il y a à prendre le temps d’examiner les choses pour comprendre vraiment « comment ça marche » et pas seulement « comment satisfaire aux impératifs de la production ». Il faut les voir accéder avec bonheur à cette posture de « chercheur-créateur », portés par le désir de transmettre, non pas seulement des résultats, mais une démarche, une impulsion, un engagement. Il faut les entendre dire leur plaisir à pouvoir être, au quotidien, au plus près de l’exigence de précision, de justesse, de rigueur, de vérité… Au point que j’en viens à me demander si dans la « société de la connaissance » qu’on nous annonce, il ne serait pas possible, utile, indispensable même… que chacune et chacun, quel que soit son métier et sa fonction, puisse disposer d’un temps pour desserrer les mâchoires de l’efficacité immédiate, réinterroger les savoirs qu’il utilise avec les yeux d’un apprenant et les transmettre à d’autres ! Sans nier la spécificité du métier d’enseignant, on pourrait imaginer, dans le cadre d’un meilleur partage du temps de travail, de dégager du temps pour tout le monde afin de mettre la transmission des savoirs au cœur de notre société, dans la perspective de cette « économie contributive » que Bernard Stiegler appelle de ses vœux dans le livre.

 

L’ouvrage est enrichi de contributions d’auteurs connus ou moins connus, écrivains, sociologues, artistes et une seule enseignante. Certains ont parfois la dent dure avec l’institution scolaire, voire les  enseignants. Qu’est ce qui motive leur participation et votre choix ?

 

J’assume tout à fait ce choix. Car, même si la plupart des contributeurs ont été longtemps enseignants (et le sont encore d’une manière ou d’une autre), j’ai voulu qu’ils puissent se situer de manière un peu décentrée par rapport aux approches souvent trop didactiques de cette question. J’avais envie que les enseignants puissent entendre, sur une question qui est au cœur de leur métier, les points de vue d’une romancière et d’un sculpteur, d’un pédopsychiatre et d’un sociologue, d’un philosophe et d’un formateur d’adultes… Je ne crois pas qu’ils aient la dent dure avec les enseignants. Ils reconnaissent l’extraordinaire difficulté de leur tâche et tentent de comprendre pourquoi il en est ainsi. Ils disent aussi, avec leurs mots, ce que les enseignants n’osent pas toujours dire… parce que ce n’est pas « institutionnellement correct », parce que ce n’est pas « prouvé par les neurosciences » ou parce que ce n’est pas « dans les instructions officielles »… Ils évoquent des dimensions de « l’apprendre » qui relèvent souvent de l’impensé, qui échappent à nos discours formatés… Au total, je crois qu’ils donnent une belle idée de ce qu’est « le plaisir d’apprendre » et la « mission d’enseigner » : ils rendent ainsi un superbe hommage aux enseignants !

 

Aujourd’hui, l’Ecole vous semble-t-elle menacée et en panne ou en train de se reconstruire ?

 

J’aimerais être sûr qu’elle est en train de se reconstruire. Mais je reste inquiet. Inquiet politiquement, car la bataille pour une école publique vraiment démocratique est loin d’être gagnée. Inquiet institutionnellement, car je ne vois pas les modes de « gouvernance » – comme on dit aujourd’hui – évoluer sensiblement vers plus de coopération pour créer de véritables dynamiques collectives. Inquiet pédagogiquement, car j’ai le sentiment que la pédagogie reste – malgré la volonté du ministre – assez marginale dans la formation des enseignants et des cadres éducatifs, comme dans le pilotage du système. Inquiet sociologiquement aussi, car je mesure l’écart qui se creuse de plus en plus entre le monde de l’École et le fonctionnement sociétal dans son ensemble : les valeurs de l’École et celles de la société s’éloignent de plus en plus ! Un moyen de lutter contre ce divorce est de mettre, précisément, la question du plaisir d’apprendre sur le tapis. Même si cette question paraît farfelue à certains. Car, aucune réforme, aucun changement de programme, aucun « comité Théodule » supplémentaire ne pourra contribuer à faire advenir l’École dont notre démocratie a besoin si la question du plaisir d’apprendre ne devient pas un enjeu collectif fondateur.

 

Propos recueillis par François Jarraud

 

Evaluer, coopérer, de nouveaux termes très bien expliqués

http://lewebpedagogique.com/diversifier/2014/02/17/evaluer-pour-les-apprentissages-ca-marche-mode-demploi-video/

Très intéressant pour commencer ou continuer sa formation.

Colloque Education et humanisation

Un colloque pour essayer de répondre à la crise que traverse l’école.

Un moment très intéressant parce que l’on reconnaît (dans un lieu prestigieux l’Unesco) les valeurs de la coopération entre pairs, du plaisir d’apprendre, de la bienveillance. En même temps beaucoup de frustration car chaque intervenant avait 8 minutes pour décrire son action!!! C’est un laps de temps impossible à gérer pour comprendre pleinement une pensée profonde et riche!! Mais cela donne tout de même une impulsion pour aller de l’avant, pour aller plus loin.

Voici un résumé des interventions de l’après-midi, de ce que j’ai pu retenir de cette course permanente, ce qui est bien loin de l’idéal de chacun des intervenant, qui prône la pensée complexe, le temps offert et la compréhension d’autrui.

Vous pouvez voir les vidéos en ligne aussi :

http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?article361&lang=fr

Passons sur les choses négatives et ne regardons que ce qui est bon. L’essentiel était ses 400 participants reliés par le même désir d’enseigner autrement pour changer de cap, d’école et de société.

Voilà ce que j’ai retenu du colloque Education et humanisation, Ecole changer de cap (octobre 2013
Unesco). http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?rubrique64&lang=fr

Je ne suis allée que l’après-midi

Eric Debardieux :
La violence est au cœur du système scolaire car les élèves n’ont pas de
sentiments d’appartenance à l’encontre de leur école. Elle est aussi dans le
système même, par exemple la relation professeurs hiérarchie génère souvent de
la violence.

En fait, il ne faut pas penser répression en allant chercher
systématiquement une aide externe (police/justice) mais penser la prévention de
façon interne par la mise en place d’un certain outillage :

- coopération

- projet pédagogique

-bienveillance

Pour créer un climat d’appartenance où le mot plaisir à sa
place.

Jacques Fortin et
l’école promotrice de santé
.

Il faut penser de manière globale l’école ( sur le plan
physique, psy et relationnel), il faut travailler sur les conditions de vie à
l’école et le climat scolaire, sur le désir d’apprendre, et aider à ce que
chaque élève puisse dépasser son intérêt personnel vers celui du groupe, en
faisant ensemble.

La seule solution c’est mettre l’humain au cœur du système.
Au lieu de gémir sur une école malade, il faut travailler autour des éléments
positifs qui émergent.

Damien Favre L’erreur
et la faute

Il travaille sur les caractéristiques d’un jeune agressif,
ce dernier est insécure, il est toujours en train d’accuser des causes externes
dans un fonctionnement dogmatique, il refuse le doute et de changer ce qui lui
sert de repères.

La violence serait plutôt une forme d’addiction dans un
besoin constant d’affaiblir les autres, des jeunes incapables d’autorégulation
interne.

Tout apprentissage est déstabilisant et pour aider ces
jeunes en pleine crise cognitive et affective, il faut faire preuve de beaucoup
d’empathie.

Il faut surtout sortir de la notion de faute (liée au Bien
et au Mal) pour accompagner l’élève sur le chemin de l’erreur (errare/ aller au
hasard).

Pour Pisa, il y a eu une étude sur le stress généré par
l’épreuve : score français 53, 35 en Suisse et 7 en Finlande ;

Charles Rojzman

Définition du mal de l’école : une formation qui ne met pas
au premier plan la créativité, fait preuve d’une constante à cacher les faiblesses et les
échecs, l’mniprésence de la censure du politiquement correct, ne pas vouloir prendre en compte
les caractéristiques d’un nouveau public.

Les valeurs : démocratie, tolérance, respect, savoir
commun ne s’incarnent pas et on cherche des boucs émissaires (la famille, la
société, l’immigration…)

On sait que l’école est malade, mais on ne sait pas pourquoi
car on refuse l’idée de conflit, alors que la vraie violence est partout
(humiliation, culpabilisation, abandon, indifférence).

Le conflit c’est accepter la réalité telle qu’elle est avec
nos blessures et notre façon d’envisager le monde. Le conflit est un espace
ouvert où l’on peut travailler en équipe, c’est une manière de parler ensemble
en étant ce que l’on est et en acceptant ce qu’est l’autre.

Le conflit est une façon de se battre sans détruire, sans
manipuler, c’est comprendre ensemble la complexité des problèmes réels.

Brigitte Prot :
Pour une école vivante

L’école doit être le lieu du désir d’apprendre en
interaction avec les autres.

Le contexte actuel est inédit : -                les enfants font l’expérience
avec leurs parents d’une horizontalité qui les perturbent psychiquement.

-le monde est devenu accessible du bout des doigts.

-l’avenir est flou.

La phrase la plus emblématique de cette génération est
« Ils ne comprennent pas ». Les jeunes veulent un cadre structurant
et cohérent (on ne nait pas autonome, on le devient), ils veulent des vrais oui
et des vrais non, pas une négociation de tous les instants, ils veulent le
droit à l’insouciance.

Il s’agit d’une génération C (créer, communiquer, coopérer).

Voici leurs demandes : interaction avec leurs pairs
pour créer une intelligence collective, créativité dans un cadre clair et
cohérent nécessitant des savoirs, des mises en situation pour agir, de prendre
des initiatives.

Ceux qu’ils demandent c’est qu’on leur permette de trouver
les clés d’accès à eux-mêmes, que leurs compétences soient reconnues, ainsi que
leurs besoins mais sur la durée, conquérir par la frustration pour sortir du
tout tout de suite.

Il faut que les enfants nous rencontrent vivants dans une
co-responsabilité et une co-éducation.

Pour conclure la Pensée d’Edgar Morin

Ce penseur est contre la dispersion mais pour puiser à fond
dans les différentes disciplines afin d’établir une vraie connaissance qui sait
qu’elle a des marges d’erreurs, car elle n’est pas une photo de la réalité mais
une traduction et une reconstruction de celle-ci.

Une connaissance pertinente est toujours remise dans son
contexte ; en fait il faut fournir de la connaissance sur les
connaissances.

La question fondamentale est : Qu’est-ce que
l’Humain ?

On n’enseigne pas des disciplines sectorisées,
compartimentées mais notre complexité humaine, notre dimension d’Homo Sapiens
et Demens, d’Homo Faber et Mythologicus, Economicus et Ludicus, alors que notre
culture nous condamne à la pensée binaire.

Malheureusement une des constantes de l’esprit humain est la
réduction des êtres à un trait de caractère, à un sentiment ou à une
profession, il faut donc apprendre à voir l’intégralité de l’être que l’on a
devant soi. Au cinéma, on exerce bien cette faculté, le Méchant n’est réduit pas à
son crime, mais il est décrit dans ses motivations et ses blessures, ses
appartenances.

En fait cette qualité est liée à l’empathie. Sans
l’empathie, il n’y a pas de compréhension humaine. Mais elle doit être doublée
d’une auto-analyse. Car souvent on se ment à soi-même pour ne faire voir que ce
que l’on juge être la plus belle partie de soi. On a tendance à repousser alors
ses propres défauts sur les autres qui les incarnent. Une dernière étape pour
construire les bases d’une vraie compréhension humaine, il faut reconnaître à l’autre
son statut d’humain. Le reconnaître comme identique et différent de soi.

Reconnaître quelqu’un dans sa dimension humaine permet de
faire chuter la délinquance.

En résumé :

-faire prendre conscience des risques de la connaissance en
interrogeant les bases et le contexte de cette connaissance

- rétablir la complexité dans l’approche de chacun

- prendre en compte la mondialisation qui change la donne en
nous donnant la possibilité d’être citoyen du monde.

De plus la compréhension nous permet d’accéder au pardon,
d’offrir à l’autre une possibilité de rédemption.

Rousseau voulait en enseignement qui fasse apprendre à
vivre, donnant les outils pour affronter les problèmes de la vie, les
incertitudes liées à notre condition.

Jacques
Lecomte : compétition ou coopération

Une étude synthétique a été faite en 2000 sur près de 900
études de par le monde.

Les résultats sont clairs la coopération sort gagnante.

- pour l’estime de soi, pour la motivation, la créativité,
la capacité de transfert, l’acquisition des connaissances.

- pour les compétences sociales, elle fait baisser les
motifs de discrimination (racisme, sexisme) car elle permet une meilleure
intégration des différences et du handicap, développe des compétences
altruistes.

Voici les vidéos :

http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?article361&lang=fr

http://www.ecolechangerdecap.net/spip.php?article361&lang=fr

Un blog de travaux d’élèves.

Après avoir été au stage « intertice » organisé par le CRDP de Versailles, j’ai été particulièrement mobilisée par la création des blogs et leur utilisation pédagogique.

En rentrant, j’ai eu une vision précise de ce que je voulais faire : un blog mobilisant toute la créativité de l’ensemble de la cité scolaire : collège/lycée. Je propose ce que font les élèves, à eux de commenter. Pour l’instant, ce sont les profs qui paraissent les plus intéressés. Les élèves, qui sont tous sur facebook, ont dû mal à voir l’utilité d’un blog. Mais bon, je vous donnerai des nouvelles d’ici quelques temps.

http://blog.crdp-versailles.fr/citescolairemariecuriesceaux/index.php/

 

Vision de l’éducation de Pierre Rabhi

Image de prévisualisation YouTube

Etant moi-même depuis quelques mois un colibri, j’écoute avec attention ce que dit Pierre Rabhi, une pierre à ajouter à notre édifice. En avril, il y a un séminaire en provence, qui me rejoint?

 

Ce que j’ai retenu de la conférence de Dominique Bucheton

Voilà ce que j’ai surtout retenu de Dominique Bucheton : Devenir l’auteur de sa parole

http://www.langages.crdp.ac-creteil.fr/rubriques/pdf/contributions_reflexion/parole_bucheton_109870.pdf

Libérer la parole des élèves pour qu’ils puissent accéder véritablement à une construction du sens. Il faut parler  pour structurer sa pensée. Si le professeur parle, c’est lui qui progresse et non ses élèves.

Mais pour moi, Dominique Bucheton, même si elle avançait une idée intéressante, sur laquelle d’ailleurs j’étaye ma pédagogie, était très didacticienne.  Je n’avais pas trouvé chez elle l’élan que j’attendais.

Et puis le 10 avril 2012, elle nous fait l’honneur d’intervenir à Genevilliers et je suis soufflée par l’intitulé de sa conférence : Les enseignants doivent-ils, peuvent-ils changer de postures. A quel prix?

Et je n’ai pas été
déçue. La didactique prendrait-il un vrai virage ?

Elle a d’emblée dit qu’il y avait une crise majeure (pour une fois qu’on le dit clairement sans le chuchoter, est-ce parce qu’elle est à la retraite maintenant, qu’elle peut dire les choses?). Elle a parlé du malaise enseignant, des injonctions paradoxales auxquelles nous sommes soumis, les transformations majeures de la société auxquelles nous sommes confrontées, le
malaise sur l’hétérogénéité des classes, sur les effectifs, sur notre salaire, à propos de notre reconnaissance sociale….

Elle pose la question centrale (qui n’a jamais été posée lors de mes deux ans de master de formateur en didactique du français) :
quel rôle pour l’école ?

Elle propose quelques réponses : la professionnalité se fera de façon collective, instrumentée par la recherche, avec une façon de faire qui respecte les personnes dans leur personnalité propre.

L’essentiel pour le professeur est de savoir résister. (Incroyable moi, qui le crie au et fort depuis deux ans et qui se trouve
toujours en but à la même réponse : certes, c’est sympa, mais ce n’est pas de la didactique). Dominique Bucheton  devant une salle pleine de professeurs formateurs : la didactique doit croiser ces grandes problématiques pour avancer !!!

Un moment d’exaltation pour moi : La synthèse de mon projet de formation qui paraissait à tous décalé par rapport à la sacro « sainte didactique. »

Savoir résister aux élèves qui ne veulent pas penser

Savoir résister aux collègues

Savoir résister aux instructions, à l’Institution

Savoir résister à la hiérarchie

Savoir résister à soi-même

Savoir résister à la théorie du manque.

Porter un autre regard sur l’élève, résister aux réponses toutes faites, aux réponses hâtives du métier. Car le métier a des discours disponibles qu’il faut prendre en considération comme des symptômes, mais enseigner c’est différent.

Dominique Bucheton passe de la vision des gestes d’enseignement à celle de la posture. ( Ticket gagnant pour moi, j’ai toujours détesté les gestes, appauvrissement de mon métier, petite réduction de mon acte d’enseigner qui est un vrai engagement vers l’autre). « On n’est pas des techniciens de surface ». Elle préfère maintenant parler de posture. ( Je suis mille fois d’accord, la posture est en accord avec un arrière plan plus large, l’idéal de société que l’on construit). La posture est avant tout un engagement. Il s’agit en fait d’une panoplie de postures que l’enseignant enchâsse pour résoudre une
situation problème, en fait pour agir. Et ces postures sont ouvertes quand il y a une vraie idée politique derrière chacun d’eux.

« L’école ne prend pas la mesure de ce qu’elle crée, elle a en face d’elle des personnes en pleine formation sur le plan cognitif,
langagier et identitaire ».

Il ne faut pas séparer la didactique de la pédagogie (Certes, mais quand la didactique est sourde, on finit par choisir son camp, pour dire à la didactique qu’il y a un manque. Fabriquer de belles briques, bien taillées, bien équilibrées, mais pour quoi ?).

Il faut créer une nouvelle dynamique maître/élève faite d’étayage, d’éthos, de pilotage des gestes. Il faut avoir une vraie approche de tissage ; les enfants ne font pas les liens, il faut les accompagner dans cette tâche.

Les élèves ont aussi leurs postures : scolaire, de refus, de je fais…

Eduquer n’est pas contrôler, il faut faire confiance, laisser un espace. C’est dans cette posture du lâcher prise que peut se trouver une vraie réflexion réflexive.

Il faut élargir ses propres postures pour élargir la posture de l’élève.

Puis à la fin de sa conférence, un baume au cœur, un acte incroyable :on dirait mon manifeste

Enseigner-éduquer

Coopérer

Résister

S’engager

Innover

Faire de son métier un métier créatif

Allier tout cela à la recherche et à la didactique.

« L’autre est à remercier pour ce qu’il m’apprend »
Ricoeur.

Voilà mon manifeste, celui de Dominique Bucheton qui s’entrelace
à mes convictions profondes.  C’est l’essence même du métier.

 

 

 

Toujours les Canadiens pour bien commencer l’année!!!

Voici ce que j’ai trouvé sur un site canadien pour bien commencer l’année, il y a quelques idées intéressantes à garder en mémoire et d’autres à appliquer d’urgence.

http://www.pedagonet.com/other/TRUC1.htm

Soixante-quinze techniques pour éviter les problèmes de disciplineToujours les Canadiens pour bien commencer l'année!!! dans autorite et tenue de classe teacher2.

1. Attirer l’attention de la classe 39. Avoir recours aux limites de temps
2. Garder l’attention de la classe 40. Garder la classe occupée
3. Fixer des objectifs 41. Ne permettre que la conversation utile
4. Motiver l’élève et la classe 42. Insister sur le temps de travail
5. Établir un code de comportement 43. Insister sur le temps de loisir
6. Expliquer les méthodes et routines 44. Garder des registres exacts
7. Expliquer les raisons 45. Changer le milieu
8. Garder le contact visuel 46. Connaître les soucis des parents
9. Garder le contrôle 47. Adopter une attitude positive
10. Faire des mini-tests comme mode de rétroaction 48. Utiliser prudemment les récompenses
11. Faire respecter les normes 49. Réagir immédiatement aux situations
12. Recourir à l’humour 50. Prolonger les périodes de récompenses
13. Offrir des choix 51. Augmenter progressivement le travail
14. S’atteler au travail 52. Connaître chaque enfant
15. Stimuler selon les aptitudes 53. Communiquer tous les jours avec chaque enfant
16. Planifier 54. Donner l’exemple du travail et de la gentillesse
17. Se concentrer sur le travail 55. Structurer les situations
18. Garder les élèves intéressés 56. Se servir d’enfants comme exemple
19. Assigner des tâches et responsabilités 57. Garder la routine quotidienne
20. Prévoir les problèmes 58. Recourir au travail d’équipe
21. Porter attention aux bons élèves 59. Considérer les problèmes comme des défis
22. Garder le travail pertinent 60. Reconnaître les situations sérieuses
23. Être juste dans ses jugements 61. Reconnaître un pattern
24. Traiter équitablement les élèves 62. Préciser les conséquences
25. Parler sur un ton positif 63. Faire preuve de bonnes manières
26. Dispenser généreusement les compliments 64. Être toujours respectueux
27. Tracer clairement les limites 65. Accorder des privilèges
28. Être cohérent ou cohérente 66. Dresser des tableaux de comportement
29. Encourager les enfants à essayer 67. Expliquer les motifs des comportements
30. Aider les faibles, pousser les forts 68 Être à l’affût des messages non-verbaux
31. Permettre les erreurs 69. Bien planifier le cours
32. Accorder une certaine intimité 70. Sortir le matériel nécessaire avant le cours
33. Donner clairement les directives 71. Tenir compte des différences culturelles et les respecter
34. Garder le sourire 72. Garder la majorité sur la bonne voie
35. Maîtriser la situation 73. Enseigner I’idéal
36. Être d’humeur égale 74. Encourager la persévérance
37. Placer l’enfant en situation de réussir 75. Mettre à jour les techniques d’enseignement
38. Accorder du temps libre


Déclarations importantes à faire en classe au sujet du comportement des élèves

1. Nous nous faisons mutuellement confiance.
2. Nous avons un comportement responsable.
3. Nous contribuons à la création d’une atmosphère agréable en classe.
4. Nous appartenons au milieu scolaire.
5. Nous dépendons les uns des autres.
6. Nous reconnaissons tous la valeur de chaque individu.
7. Nous dirigeons tous notre classe.
8. Nous nous respectons mutuellement.
9. Nous avons de la compassion les uns pour les autres.
10. Nous nous écoutons mutuellement.
11. Nous sommes honnêtes dans ce que nous disons et faisons.
12. Nous communiquons totalement ou ouvertement.
13. Nous agissons selon ce que nous avons dit.
14. Nous sommes tous responsables de notre propre comportement.
15. Nous faisons notre part de travail communautaire.
16. Nous partageons les valeurs de notre société.
17. Nous nous entraidons.
18. Nous acceptons 1′aide des autres.
19. Nous vivons dans les limites de nos frontières.
20. Nous acceptons les conséquences de nos actes.
21. Nous nous aimons les uns les autres.
22. Nous pardonnons aux autres.
23. Nous avons tous certains droits.
24. Nous traitons les autres comme nous aimerions être traités.
25. Nous respectons les éléments de nos contrats.


Tâches parascolaires qui permettent aux enfants de devenir plus responsables

l. Ramasser les papiers 32. Responsable de la petite caisse
2. Faire des courses 33. Coordonner des discussions thématiques
3. Vérifier l’argent du lait 34. Coordonnation du « Cercle magique »
4. Nettoyer la classe 35. Hôte/hôtesse d’un jour
5. Inventaire des livres 36. Coordonner de l’heure du repas
6. Casse-croute 37. Coordonnation des récompenses
7. Surveiller le centre d’intérêt 38. Coordonnation des points de classe
8. Boîte de rangement 39. Responsable du contrôle de l’inventaire
9. Approvisionner les ensembles de ressources 40. Infirmier ou infirmière de la classe
10. Prendre les présences 41. Aide juridique
11. Musique d’ambiance 42. Technicien ou technicienne publicitaire
12. Coin de nostalgie 43. Technicien ou technicienne de la classe
13. Coin de lecture 44. Chef
14. Coin des échanges amicaux 45. Expertise en nutrition
15. Enseigner à d’autres élèves 46. Présidence des rumeurs
16. Soin des ordinateurs 47. Agent(e) de liaison – école
17. Superviser les contrats 48. Agent(e) de liaison – bibliothèque
18. Coordonner les programmes 49. Agent(e) de liaison – éducation physique
19. Coordonnation des mémos-soleil 50. Aide spécial pour la journée
20. Coordonnation des certificats 51. Coordonnation du babillard
21. Coordonnation  » C’est à ton tour » 52. Agent(e) de liaison principal
22. Responsable de l’appareil photo 53. Président(e) des périodes de calme
23. Coordonnation des conversations intimes 54. Coordonnation des matières premières
24. Arroser les plantes 55. Coordonner des excursions
25. Nourrir les animaux 56. Agent(e) de liaison – parents
26. Aider les élèves à la maternelle 57. Coordonner les conférences parents, enseignants, élèves
27. Coordonner des jeux d’initiative 58. Cueillette de matières premières
28. Coordonnation « C’est votre vie » 59. Cueillette des produits finis
29. Responsable du « Tableau des célébrités »
30. Coordonnation des récréations
31. Aide-secrétaire

Chaque élève doit avoir un travail dont il sera responsable pendant toute l’année, un autre dont il ou elle s’occupera pendant une journée et encore un autre dont il ou elle assumera la responsabilité avec les autres enfants de la classe.


Cinquante-neuf techniques de renforcement positif

1. Boîte à lettres pour messages urgents Ex: « Merci d’avoir… » 31. Contrats éducatifs et engagements négociés.
2. Des certificats genre « Vous serez heureux de savoir…. » 32. Réunions entre parents, enseignants et élèves.
3. J’ai aimé ce que votre enfant a fait aujourd’hui (mémo-soleil). 33. Super cartes de comportement.
4. Sessions de partage « Aujourd’hui j’ai appris ». 34. Identifier les succès et les consolider.
5. Activités « Cercle magique ». 35. Boîtes de rangement.
6. Cartes de rapports positifs. 36. Contrat « Ce qui est important pour moi ».
7. Compliments sincères (publics et privés). 37. Ma tâche en classe (musique, plantes, affichage, etc.).
8. Exposition du travail des élèves. 38. Mon objectif est / mes points forts sont ..
9.Augmenter la liberté des élèves (temps, contenu, déplacement) 39. Je me suis attaqué à quelque chose et j’ai gagné.
10. Programme « Je suis quelqu’un(e) ». 40. Groupement par intérêts.
11. Qui a fait quelque chose de gentil pour vous aujourd’hui?. 41. Tiroir.
12. Partage des bons moments. 42. Prix Hallmark.
13. Corde à linge pour afficher les partages amicaux. 43. Roue des sentiments.
14. Exposition de photos et de biographies. 44. Points positifs.
15. Conversation intime sur rendez-vous. 45. Roi ou reine du jour.
16. Courtes remarques (Ex : collants sur les travaux des élèves). 46. Coin de nostalgie.
17. « C’est votre vie ». Personne mystère. 47. Livre des rêves.
18. Prix (Ex : honnêteté, sourire, aide, etc.). 48. Tableau des messages.
19. Publicité (à l’école et à I’extérieur). 49. Livre des sentiments.
20. Caricatures (histoires, images, jeu de rôle). 50. Personnalités importantes de la classe.
21. Responsabilités accrues 51. Je t’emmène déjeuner.
22. Non verbal 52. Période de calme.
23. Contrats d’identification des intérêts. 53. Coin du casse-croute.
24. Journaux des élèves (pour identifier les intérêts). 54. Super.
25. Partage des expériences avec le groupe 55. La fouine.
26. C’est votre journée/semaine. 56. Feuille de réflexion – « J’ai une belle qualité »
27. Autobiographie/bande sonore « Le plus beau jour de ma vie ». 57. Viens t’asseoir avec moi.
28. Autobiographie bande sonore « Ma plus belle réussite ». 58. Panier des bonnes pensées.
29. Messages publicitaires télévisés 59. Tableau des vantardises - »Aujourd’hui j’ai … »
30. Les enfants qui s’entraident et s’enseignent entre eux.


Cinquante-cinq façons de dire « Bravo! »

Un petit compliment fait beaucoup de bien en classe. Mais un petit compliment doit être autre chose que les mêmes phrases sans cesse répétées. Le compliment doit être sincère. Pour être encouragés, les élèves ont besoin d’entendre autre chose que les « bien », « très bien » et « parfait »,. Voici d’autres façons de les encourager.

-C’est gentil de ta part - Tu es sur la bonne piste maintenant.
- Merci beaucoup. - Mon Dieu, c’est impressionnant!
- Ho! la la! - C’est un travail de première qualité!
- J’aime ta façon de travailler. - Nicole attend tranquillement.
- Continue comme ça. - Pierre a commencé à travailler tout de suite.
- Tout le monde travaille vraiment fort. - Anne suit attentivement.
- C’est toute une amélioration. - Je pense que tu as beaucoup travaillé à cela.
- Beaucoup mieux. - C’est intelligent.
- Allez, continuez! - Très original.
- C’est un plaisir de vous enseigner quand vous travaillez bien. - Très intéressant
- Bon travail! - C’est une façon intéressante de voir les choses.
- Quel travail propre! - Maintenant tu as saisi.
- Vous vous êtes vraiment dépassés aujourd’hui! - Claude a trouvé.
- J’aime beaucoup ce genre de travail. - C’est la bonne réponse.
- Félicitations. Tu as réussi. - Maintenant vous avez bien compris.
- Oui c’est cela. Très bien! - C’est exactement cela. Super.
- Formidable! - Super travail.
- C’est beau! - C’est un bon point.
- Je suis très fier de votre façon de travailler aujourd’hui. - Très bonne observation.
- Excellent travail! - C’est certainement une façon de voir la question.
- Je vous remercie de votre aide. - Merci d’avoir levé la main. Qu’est-ce que tu veux nous dire?
- Très bien. Pourquoi ne le montres-tu pas à la classe? - Rose a bien compris le problème.
- Je te remercie (d’être assis, calme, de travailler tout de suite) - Là, vous avez bien compris.
- Merveilleux! - Bon raisonnement.
- C’est cela. Certainement. Exactement. - Une vraie réussite.
- Je pense que ça va être un excellent rapport. - Quel progrès!
- J’aime la façon de travailler de Jacques. - J’aime comment Robert (la classe) est calme.

Soixante-quinze techniques pour éviter les problèmes de discipline

teacher2 dans cooperation.

1. Attirer l’attention de la classe 39. Avoir recours aux limites de temps
2. Garder l’attention de la classe 40. Garder la classe occupée
3. Fixer des objectifs 41. Ne permettre que la conversation utile
4. Motiver l’élève et la classe 42. Insister sur le temps de travail
5. Établir un code de comportement 43. Insister sur le temps de loisir
6. Expliquer les méthodes et routines 44. Garder des registres exacts
7. Expliquer les raisons 45. Changer le milieu
8. Garder le contact visuel 46. Connaître les soucis des parents
9. Garder le contrôle 47. Adopter une attitude positive
10. Faire des mini-tests comme mode de rétroaction 48. Utiliser prudemment les récompenses
11. Faire respecter les normes 49. Réagir immédiatement aux situations
12. Recourir à l’humour 50. Prolonger les périodes de récompenses
13. Offrir des choix 51. Augmenter progressivement le travail
14. S’atteler au travail 52. Connaître chaque enfant
15. Stimuler selon les aptitudes 53. Communiquer tous les jours avec chaque enfant
16. Planifier 54. Donner l’exemple du travail et de la gentillesse
17. Se concentrer sur le travail 55. Structurer les situations
18. Garder les élèves intéressés 56. Se servir d’enfants comme exemple
19. Assigner des tâches et responsabilités 57. Garder la routine quotidienne
20. Prévoir les problèmes 58. Recourir au travail d’équipe
21. Porter attention aux bons élèves 59. Considérer les problèmes comme des défis
22. Garder le travail pertinent 60. Reconnaître les situations sérieuses
23. Être juste dans ses jugements 61. Reconnaître un pattern
24. Traiter équitablement les élèves 62. Préciser les conséquences
25. Parler sur un ton positif 63. Faire preuve de bonnes manières
26. Dispenser généreusement les compliments 64. Être toujours respectueux
27. Tracer clairement les limites 65. Accorder des privilèges
28. Être cohérent ou cohérente 66. Dresser des tableaux de comportement
29. Encourager les enfants à essayer 67. Expliquer les motifs des comportements
30. Aider les faibles, pousser les forts 68 Être à l’affût des messages non-verbaux
31. Permettre les erreurs 69. Bien planifier le cours
32. Accorder une certaine intimité 70. Sortir le matériel nécessaire avant le cours
33. Donner clairement les directives 71. Tenir compte des différences culturelles et les respecter
34. Garder le sourire 72. Garder la majorité sur la bonne voie
35. Maîtriser la situation 73. Enseigner I’idéal
36. Être d’humeur égale 74. Encourager la persévérance
37. Placer l’enfant en situation de réussir 75. Mettre à jour les techniques d’enseignement
38. Accorder du temps libre


Déclarations importantes à faire en classe au sujet du comportement des élèves

1. Nous nous faisons mutuellement confiance.
2. Nous avons un comportement responsable.
3. Nous contribuons à la création d’une atmosphère agréable en classe.
4. Nous appartenons au milieu scolaire.
5. Nous dépendons les uns des autres.
6. Nous reconnaissons tous la valeur de chaque individu.
7. Nous dirigeons tous notre classe.
8. Nous nous respectons mutuellement.
9. Nous avons de la compassion les uns pour les autres.
10. Nous nous écoutons mutuellement.
11. Nous sommes honnêtes dans ce que nous disons et faisons.
12. Nous communiquons totalement ou ouvertement.
13. Nous agissons selon ce que nous avons dit.
14. Nous sommes tous responsables de notre propre comportement.
15. Nous faisons notre part de travail communautaire.
16. Nous partageons les valeurs de notre société.
17. Nous nous entraidons.
18. Nous acceptons 1′aide des autres.
19. Nous vivons dans les limites de nos frontières.
20. Nous acceptons les conséquences de nos actes.
21. Nous nous aimons les uns les autres.
22. Nous pardonnons aux autres.
23. Nous avons tous certains droits.
24. Nous traitons les autres comme nous aimerions être traités.
25. Nous respectons les éléments de nos contrats.


Tâches parascolaires qui permettent aux enfants de devenir plus responsables

l. Ramasser les papiers 32. Responsable de la petite caisse
2. Faire des courses 33. Coordonner des discussions thématiques
3. Vérifier l’argent du lait 34. Coordonnation du « Cercle magique »
4. Nettoyer la classe 35. Hôte/hôtesse d’un jour
5. Inventaire des livres 36. Coordonner de l’heure du repas
6. Casse-croute 37. Coordonnation des récompenses
7. Surveiller le centre d’intérêt 38. Coordonnation des points de classe
8. Boîte de rangement 39. Responsable du contrôle de l’inventaire
9. Approvisionner les ensembles de ressources 40. Infirmier ou infirmière de la classe
10. Prendre les présences 41. Aide juridique
11. Musique d’ambiance 42. Technicien ou technicienne publicitaire
12. Coin de nostalgie 43. Technicien ou technicienne de la classe
13. Coin de lecture 44. Chef
14. Coin des échanges amicaux 45. Expertise en nutrition
15. Enseigner à d’autres élèves 46. Présidence des rumeurs
16. Soin des ordinateurs 47. Agent(e) de liaison – école
17. Superviser les contrats 48. Agent(e) de liaison – bibliothèque
18. Coordonner les programmes 49. Agent(e) de liaison – éducation physique
19. Coordonnation des mémos-soleil 50. Aide spécial pour la journée
20. Coordonnation des certificats 51. Coordonnation du babillard
21. Coordonnation  » C’est à ton tour » 52. Agent(e) de liaison principal
22. Responsable de l’appareil photo 53. Président(e) des périodes de calme
23. Coordonnation des conversations intimes 54. Coordonnation des matières premières
24. Arroser les plantes 55. Coordonner des excursions
25. Nourrir les animaux 56. Agent(e) de liaison – parents
26. Aider les élèves à la maternelle 57. Coordonner les conférences parents, enseignants, élèves
27. Coordonner des jeux d’initiative 58. Cueillette de matières premières
28. Coordonnation « C’est votre vie » 59. Cueillette des produits finis
29. Responsable du « Tableau des célébrités »
30. Coordonnation des récréations
31. Aide-secrétaire

Chaque élève doit avoir un travail dont il sera responsable pendant toute l’année, un autre dont il ou elle s’occupera pendant une journée et encore un autre dont il ou elle assumera la responsabilité avec les autres enfants de la classe.


Cinquante-neuf techniques de renforcement positif

1. Boîte à lettres pour messages urgents Ex: « Merci d’avoir… » 31. Contrats éducatifs et engagements négociés.
2. Des certificats genre « Vous serez heureux de savoir…. » 32. Réunions entre parents, enseignants et élèves.
3. J’ai aimé ce que votre enfant a fait aujourd’hui (mémo-soleil). 33. Super cartes de comportement.
4. Sessions de partage « Aujourd’hui j’ai appris ». 34. Identifier les succès et les consolider.
5. Activités « Cercle magique ». 35. Boîtes de rangement.
6. Cartes de rapports positifs. 36. Contrat « Ce qui est important pour moi ».
7. Compliments sincères (publics et privés). 37. Ma tâche en classe (musique, plantes, affichage, etc.).
8. Exposition du travail des élèves. 38. Mon objectif est / mes points forts sont ..
9.Augmenter la liberté des élèves (temps, contenu, déplacement) 39. Je me suis attaqué à quelque chose et j’ai gagné.
10. Programme « Je suis quelqu’un(e) ». 40. Groupement par intérêts.
11. Qui a fait quelque chose de gentil pour vous aujourd’hui?. 41. Tiroir.
12. Partage des bons moments. 42. Prix Hallmark.
13. Corde à linge pour afficher les partages amicaux. 43. Roue des sentiments.
14. Exposition de photos et de biographies. 44. Points positifs.
15. Conversation intime sur rendez-vous. 45. Roi ou reine du jour.
16. Courtes remarques (Ex : collants sur les travaux des élèves). 46. Coin de nostalgie.
17. « C’est votre vie ». Personne mystère. 47. Livre des rêves.
18. Prix (Ex : honnêteté, sourire, aide, etc.). 48. Tableau des messages.
19. Publicité (à l’école et à I’extérieur). 49. Livre des sentiments.
20. Caricatures (histoires, images, jeu de rôle). 50. Personnalités importantes de la classe.
21. Responsabilités accrues 51. Je t’emmène déjeuner.
22. Non verbal 52. Période de calme.
23. Contrats d’identification des intérêts. 53. Coin du casse-croute.
24. Journaux des élèves (pour identifier les intérêts). 54. Super.
25. Partage des expériences avec le groupe 55. La fouine.
26. C’est votre journée/semaine. 56. Feuille de réflexion – « J’ai une belle qualité »
27. Autobiographie/bande sonore « Le plus beau jour de ma vie ». 57. Viens t’asseoir avec moi.
28. Autobiographie bande sonore « Ma plus belle réussite ». 58. Panier des bonnes pensées.
29. Messages publicitaires télévisés 59. Tableau des vantardises - »Aujourd’hui j’ai … »
30. Les enfants qui s’entraident et s’enseignent entre eux.


Cinquante-cinq façons de dire « Bravo! »

Un petit compliment fait beaucoup de bien en classe. Mais un petit compliment doit être autre chose que les mêmes phrases sans cesse répétées. Le compliment doit être sincère. Pour être encouragés, les élèves ont besoin d’entendre autre chose que les « bien », « très bien » et « parfait »,. Voici d’autres façons de les encourager.

-C’est gentil de ta part - Tu es sur la bonne piste maintenant.
- Merci beaucoup. - Mon Dieu, c’est impressionnant!
- Ho! la la! - C’est un travail de première qualité!
- J’aime ta façon de travailler. - Nicole attend tranquillement.
- Continue comme ça. - Pierre a commencé à travailler tout de suite.
- Tout le monde travaille vraiment fort. - Anne suit attentivement.
- C’est toute une amélioration. - Je pense que tu as beaucoup travaillé à cela.
- Beaucoup mieux. - C’est intelligent.
- Allez, continuez! - Très original.
- C’est un plaisir de vous enseigner quand vous travaillez bien. - Très intéressant
- Bon travail! - C’est une façon intéressante de voir les choses.
- Quel travail propre! - Maintenant tu as saisi.
- Vous vous êtes vraiment dépassés aujourd’hui! - Claude a trouvé.
- J’aime beaucoup ce genre de travail. - C’est la bonne réponse.
- Félicitations. Tu as réussi. - Maintenant vous avez bien compris.
- Oui c’est cela. Très bien! - C’est exactement cela. Super.
- Formidable! - Super travail.
- C’est beau! - C’est un bon point.
- Je suis très fier de votre façon de travailler aujourd’hui. - Très bonne observation.
- Excellent travail! - C’est certainement une façon de voir la question.
- Je vous remercie de votre aide. - Merci d’avoir levé la main. Qu’est-ce que tu veux nous dire?
- Très bien. Pourquoi ne le montres-tu pas à la classe? - Rose a bien compris le problème.
- Je te remercie (d’être assis, calme, de travailler tout de suite) - Là, vous avez bien compris.
- Merveilleux! - Bon raisonnement.
- C’est cela. Certainement. Exactement. - Une vraie réussite.
- Je pense que ça va être un excellent rapport. - Quel progrès!
- J’aime la façon de travailler de Jacques. - J’aime comment Robert (la classe) est calme.

pour une bonne rentrée

En lisant le pavé Les chemins de la Sagesse du Dalai Lama, je suis tombée sur  le résultat d’une recherche faite par des Américains dans des classes mixtes socialement et éthniquement. Au début de l’année, la classe test devait répondre à un sujet de rédaction sur les valeurs importantes. Les enfants devaient écrire un texte les valorisant à travers les valeurs qu’ils avaient choisies. La rédaction terminée, les jeunes élèves de 5ème donnaient leur copie qui était mise dans une enveloppe scellée, qui ne serait ouverte qu’à la fin de l’année. Résultats, les petits Blacks avaient augmenté leur score de réussite de toute l’année de 25% par rapport à une autre classe de même profil. L’expérience a été reconduite avec les mêmes résultats! Il suffit donc d’une pensée positive pour commencer à déconditionner les enfants en difficulté. Plus loin encore, je consulte d’autres recherches sur l’empathie et la capacité naturelle des êtres humains à créer du lien par le processus de l’identification : il suffit de s’imaginer à la place de l’autre pour créer de l’humanité en l’étranger ou en l’inconnu.

Je me suis dit : commençons l’année ainsi  :

1° Rédigez une rédaction sur des valeurs qui vous ressemblent (liste  faite au tableau)

2° Rédigez un texte où vous décrivez positivement le camarade assis à côté de vous ( pourquoi êtes vous assis ensemble? quelles sont ses qualités? )

3° Faire lever la moitié des élèves : Maintenant faites le même exercice de pensée positive avec un camarade que vous ne connaissez pas ou très peu.

4° Laissez-moi un message.

Moi aussi j’envoie une pensée positive!!!Sourire

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